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La place du Métavers dans nos modes de consommation

Chez Janvier, on pense que le monde de la com se divise en deux catégories : ceux qui ont des certitudes inébranlables et ceux qui creusent. Nous, on creuse, on décortique, on explique et on donne notre avis sur des sujets qui nous font réfléchir. Alors aujourd’hui, parlons de ce concept futuriste, celui qui a secoué la planète entière suite à l’annonce de Mark Zuckerberg fin 2021 : le Métavers.

Un monde parallèle qui sera peut-être le créateur de concepts juridiques, économiques ou financiers… Un sujet qui en passionne certains et divise les autres. Et pourtant, ce marché capitalise déjà des milliards d’euros.

Quelle est la place du métavers dans nos modes de consommation ?

Méta quoi ?

Le terme métavers (ou metaverse en anglais) vient de la contraction de “méta” et “univers”. Il a été utilisé pour la première fois dans le roman de science-fiction Le Samouraï virtuel, écrit par Neal Stephenson en 1992. Dans ce roman, l’auteur présente un monde virtuel connecté dans lequel les utilisateurs évoluent sous forme d’avatars en 3D.

30 ans plus tard, celui qui était qualifié « d’internet du futur » est bel et bien là, sous nos yeux : au lieu de surfer grâce à des navigateurs web en deux dimensions, le métavers offre à ses utilisateurs la possibilité de naviguer dans un monde virtuel partagé en trois dimensions. Totalement immersif, cet univers parallèle mêle réalité virtuelle et réalité augmentée.

Peu démocratisé jusqu’à l’annonce du père des réseaux sociaux (Facebook devenu Meta), le métavers n’est pourtant pas si nouveau. Depuis le jeu vidéo Minecraft sorti en 2011, on peut déjà pénétrer dans des univers parallèles où partager et co-créer avec d’autres utilisateurs. Et, depuis, le secteur du jeu vidéo n’a cessé de se développer en ce sens, notamment via les plateformes Roblox et Eric Games, qui sont les pionnières dans l’offre d’expérience de métavers.

La nouvelle ambition du Métavers ? Devenir un ensemble encore plus large, qui touche aussi bien les entreprises que les ménages : nouveaux modes de travail, achat de produits, utilisation de services… tout semble possible dans cette vie virtuelle. Bienvenue à l’aube du web X.0…

Le Métavers fait déjà partie de nos modes de consommation

Dans la course effrénée aux innovations, Mark Zuckerberg détient toujours la palme d’or : alors qu’en octobre 2021 il annonce que sa maison-mère se nommerait désormais Meta, la bourse s’affole et les investissements dans le métavers se multiplient. En se positionnant sur ce marché, le PDG de Facebook et Instagram affiche au monde l’immense opportunité que représente le métavers dans notre économie et dans nos modes de consommation. Il souligne d’ailleurs que l’objectif de Meta est « d’aider le métavers à atteindre un millard de personnes et à générer des centaines de milliards de dollars de dépenses numériques par jour ».

Si les jeux vidéo constituent bel et bien le point de départ de l’histoire du métavers, et sont indispensables à son évolution, Meta va bien au-delà du jeu, en étendant le concept à un grand nombre d’utilisateurs, de champs d’application et d’entreprises. S’il surfe bien entendu sur la vague du jeu avec sa plateforme Oculus, le groupe introduit petit à petit le concept de métavers auprès des utilisateurs de ses réseaux sociaux, qui sont appelés à créer leur avatar sur Instagram depuis la mi 2022.

D’après le rapport Création de valeurs dans le métavers* publié par le Cabinet McKinsey en juin 2022, les métavers pourraient générer un marché allant jusqu’à 5000 milliards de dollars d’ici 2030, avec une appétence particulière pour les secteurs de la vente, des médias et des télécommunications. A l’heure où 79% des utilisateurs actifs du métavers ont déjà effectué un achat, on ne peut en effet qu’imaginer un avenir radieux pour le commerce dans ces mondes virtuels…

Face à cette évidence, et poussées par les désagréments causés par la pandémie, les plus grandes marques lancent déjà de nouvelles stratégies marketing. C’est le cas de Nike, qui s’est implanté dans le métavers avec son propre magasin virtuel, Nikeland (dans Roblox), ou encore L’Oréal qui a inscrit ses 17 marques au sein des catégories NFT et Metaverse de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Pas encore active dans le monde parallèle, la marque offre déjà la possibilité à ses clients d’essayer virtuellement du maquillage sur son site internet.

Tous les secteurs d’activité s’y mettent.

Côté sport, les initiatives voient le jour : le club de football Manchester City a annoncé construire le premier stade dans le métavers, d’où les fans pourront suivre les matchs sans avoir à bouger de chez eux.

Dans son rapport Opportunities in the Metaverse, la banque JP Morgan (cinquième banque mondiale et première aux USA) écrit « Nous pensons que le paysage actuel des jeux virtuels (chaque monde virtuel ayant sa propre population, son PIB, sa monnaie de jeu et ses actifs numériques) présente des éléments importants pour l’économie mondiale existante (…) C’est là que nos compétences de longue date en matière de paiements transfrontaliers, de change, de création, le négoce et la garde d’actifs financiers, en plus de notre présence à l’échelle des consommateurs, peuvent jouer un rôle majeur dans le métavers ». Avec une opportunité à plus de 1000 milliards de dollars, le métavers pourrait inclure la gestion de crédits, d’hypothèques et bien plus encore.

Beauté, restauration, lieux de travail ou encore espaces politiques, le métavers est déjà partout. Dans sa campagne, Emmanuel Macron a investi le métavers avec la Macronverse installée dans Minecfrat, où l’on pouvait retrouver une banque, un restaurant, des fontaines, le tout à son effigie. Il a également évoqué la possibilité de créer un métavers européen. Et pendant que certains évoquent une éventualité, d’autres agissent : le gouvernement de la Corée du Sud a d’ores et déjà investi 117 millions de dollars pour développer un projet national de métavers.

Chez Janvier aussi, le métavers est déjà là

Notre client eXp France exploite déjà son propre métavers professionnel. Réseau de mandataires en immobilier appartenant au groupe international eXp Realty, eXp France a l’originalité d’être une entreprise 100% digitale. Le groupe a en effet déployé son propre métavers depuis plus de dix ans, dans lequel les conseillers se réunissent pour travailler sous forme d’avatars. Réunions, événements, rendez-vous, temps de formation ou moments plus informels : tout se passe dans l’univers virtuel d’eXp ! Un mode de travail qui permet au groupe de se déployer aux quatre coins de la planète, et de figurer parmi les entreprises immobilières à la plus forte croissance au monde, avec plus de 80 000 conseillers.

Un tel modèle d’entreprise présente des avantages : plus aucune charge liée à des locaux, plus de déplacements, moins de logistique pour les événements (qui peuvent être gérés en intégralité en ligne), la possibilité de réunir toute son équipe de manière rapide et efficace (là où les outils de visioconférence peuvent rapidement atteindre des limites)… Bref, il est fort à parier que de nombreuses entreprises feront du métavers leur futur lieu de travail !

Pour Geoffrey, responsable du pôle 3D chez Janvier, « la crise du covid-19 a été un catalyseur, il a permis d’accélérer d’au moins dix ans le développement du métavers ». Car certes, il était là, mais quelque peu en sommeil…

« Aujourd’hui, le métavers est une autre façon de voir le web. C’est le web 3.0. Il faut pouvoir être prêt tout de suite pour pouvoir accompagner nos clients, et nous le faisons déjà ».

Nous travaillons actuellement au déploiement d’un métavers dédié à l’aéronautique, pour l’université de Bordeaux. L’objectif de cette plateforme interactive en 3D est de proposer une expérience réelle, vécue et immersive, pour marquer les esprits des utilisateurs.

Cette nouvelle méthode de communication se démarque totalement des supports traditionnels tels que la télévision ou encore la radio : dans le métavers, le client n’attend pas qu’une personne physique ou morale lui dise si tel ou tel produit est intéressant. Il le voit, il le teste, il l’expérimente lui-même, et c’est là toute la différence.

Alors, le métavers est-il une prouesse technologique au service de l’expérience client ? On ne demande qu’à voir ! En attendant, ce qui est sûr, c’est qu’il est déjà temps d’y penser dans vos stratégies de communication et de marketing digital.

*https://www.mckinsey.com/~/media/mckinsey/business%20functions/marketing%20and%20sales/our%20insights/value%20creation%20in%20the%20metaverse/Value-creation-in-the-metaverse.pdf

Autre source : https://journalducoin.com/analyses/nft-metaverse-avenir-economie-assaut-web-3/

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